Clôture du projet ECUD au Conseil de l’Europe

La journée d’étude marquant la clôture du projet Éducation et culture de la démocratie (ECUD) s’est tenue au siège du Conseil de l’Europe le 6 décembre 2016. Dans ce projet dirigé par le Conseil de l’Europe, OIDEL participe comme expert et membre du Comité de pilotage
Le projet ECUD qui concernait trois pays de la Méditerranée : Algérie (Université de Sétif 2), Albanie  (Université de Tirana et Université Catholique d’Albanie) et Italie (Université de Bergamo), comprenait trois étapes :

Etape 1. Revue de l’information disponible sur chaque pays (législation, sites internet). Recherche effectuée sur la base d’un canevas établi par les chercheurs en se clôturant par un rapport national sur chaque pays.
Etape 2. Enquête auprès des universitaires et des acteurs de la société civile sur les critères établis par le paragraphe 6 de la Recommandation CM/Rec (2012)13 sur la qualité de l’éducation.
Etape 3. Trois ateliers thématiques, un dans chaque pays concernant des thématiques clés identifiés après l’enquête
Etape 4. Une conférence finale sur les résultats du projet une publication et mise en ligne des résultats.

Le projet ECUD  s’inspire des critères de qualité formulés par la Recommandation CM/Rec (2012) 13 sur la qualité de l’éducation ainsi que par la CM/Rec (2012) 7 sur la liberté académique et l’autonomie universitaire. Cette recherche a abordé le cadre normatif, mais aussi essayé d’évaluer  la situation réelle au moyen d’enquêtes. Ces enquêtes s’adressaient aux autorités publiques, au corps professoral, aux étudiants et à la société civile. Une publication à paraître prochainement rassemblera les résultats du projet
À l’heure de faire un premier bilan, Alfred Fernandez, directeur général  de OIDEL a signalé six points :

  1. Les États et les universités ont fait un effort normatif important dans les dernières années pour augmenter la transparence et la participation
  2. On remarque en deuxième lieu le rôle essentiel des TIC dans la diffusion de l’information notamment les sites web des Universités
  3. On constate le rôle peu important des droits de l’homme. En général on observe que l’approche basée sur les droits de l’homme n’existe guère dans les Universités. Les matières de droits de l’homme sont souvent exclusivement juridiques.
  4. Malgré les efforts de transparence, on constate qu’elle est insuffisante tant du côté de l’émetteur et du récepteur. Les Universités ne communiquent pas des informations essentielles ou communiquent mal et les parties prenantes ne connaissent pas des informations importantes pourtant disponibles
  5. Les modes de participation, la plupart du temps du type parlementaire, sont peu représentatifs. La participation est à repenser en introduisant de nouveaux mécanismes.
  6. Dans ce sens il existe de nouveaux modes d’information à introduire comme les réseaux sociaux qui sont le mode d’information et de participation le plus utilisé par les universitaires dans tous les pays