Présentation Code international sur le droit à l’éducation, Nations Unies 4 décembre 2017- Français

Le 4 décembre 2017, l’OIDEL avec les Missions Permanentes du Portugal et de la Finlande a organisé un événement pour le lancement deux documents : le Code International du Droit à l’Education (CIEL) et l’Essential content on Right to Education. La présentation de ces deux documents a été présidée par Alfred Fernandez, directeur général de l’OIDEL.

Le Code International du Droit à l’Education est un recueil de normes internationales qui regroupe les dispositions figurant dans les normes sur le droit à l’éducation sous des concepts pris des instruments internationaux des Nations Unies, de l’UNESCO et de l’OIT. Cette étude concerne donc exclusivement le système universel. Il a pour finalité de donner une vision exhaustive du droit international sur l’éducation et de faciliter également une meilleure compréhension de ce droit. Cette compilation inclut des dispositions telles que le projet Education 2030, dispositions provenant des Nations Unies, de l’UNESCO, de l’OIT et d’autres organismes encore. Ce document est disponible également en anglais.

L’Essential content on Right to Education sur le droit à l’Education s’appuie sur les terminologies de ces instruments ainsi que d’autres dans le but de proposer des lignes directrices concrètes pour promouvoir le droit à l’éducation. Ce document tente de clarifier ce que le droit à l’éducation comprend, quelles circonstances constituent une violation de ce droit et quelles sont les recommandations des corps internationaux et régionaux pour réaliser le droit à l’éducation.

Cet événement a débuté par un message vidéo de Madame Bolly, Rapporteuse Spéciale pour le Droit à l’Education. Celle-ci a souligné que ce genre de documents est essentiel pour légitimer le droit à l’Education et pour encourager les pays à remplir leurs devoirs. De plus, elle a insisté sur l’importance du rôle que la Société Civile joue dans la réalisation des droits de l’éducation dans toutes les étapes de concrétisation de ce droit. Enfin, après avoir félicité l’OIDEL, elle a ouvertement encouragé la Société Civile à continuer de promouvoir ce genre d’initiatives.

La deuxième intervenante a été Madame Rolla, spécialiste de programme au sein de l’unité du Droit à l’Education auprès de l’UNESCO. Celle-ci a mentionné l’importance de ce type de documents dans la mesure où ils rappellent que l’éducation n’est pas uniquement un outil mais bien un droit humain ce qui implique donc sa responsabilité. Madame Rolla a elle aussi remarqué que ce type de documents était une bonne manière d’appuyer les approches basées sur les droits de l’homme ainsi que de consolider l’Agenda 2030 sur le droit à l’éducation. Cette intervention a été l’opportunité pour Madame Rolla de partager d’autres bonnes pratiques illustrant le contenu du droit de l’éducation, telle que la base de données globale de l’UNESCO en matière de droit de l’éducation.

La troisième intervention a été tenue par Monsieur George Haddad, président de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Monsieur Haddad a relevé que le droit à l’éducation devrait être compris avant tout comme le droit à être un être humain c’est pourquoi, l’idée de recevoir une éducation établie comme étant un droit implique un cadre législatif. Il a également souligné qu’on ne peut pas réduire l’éducation à la simple éducation formelle mais qu’il faut aussi prendre en considération l’éducation informelle et non-formelle. Le rôle de ces autres types d’éducation est tout aussi important et ils impliquent la notion de famille. Enfin, il a souhaité partagé un important document dont il est l’auteur, lors de son activité auprès de l’UNESCO : Repenser l’éducation : vers un bien commun mondial ? Ce document tente de considérer l’éducation non pas comme une simple accumulation de connaissances, mais aussi comme une construction de l’être humaine tout au long de son existence.

Le quatrième intervenant a été Monsieur Bradford Smith, secrétaire du comité de la protection de tous les travailleurs migrants et de leurs familles. Il a rappelé que les premières victimes de  du droit à l’éducation sont de nos jours les migrants. Le pire est que pour de nombreux migrants, le manque de ce droit est dû à un manque de volonté politique. Ceux qui mettent au point les politiques éducatives doivent prendre conscience que le phénomène de migration n’est pas une menace mais au contraire, c’est une réalité ainsi qu’une opportunité et dans ce contexte-là, l’éducation joue un rôle primordial.

Madame Jana Palojarvi, Directrice des Relations Internationales du Ministère de l’Education et de la Culture de Finlande, a souhaité partager quelques bonnes pratiques qui ont assuré l’implémentation du droit à l’éducation au système éducatif finlandais. Madame Jana Palojarvi a souligné l’importance de l’égalité et de l’équité comme étant les pierres angulaires du système éducatif finlandais. Elle a noté que l’administration finlandaise est consciente des effets que le droit à l’éducation a sur d’autres domaines c’est pourquoi elle déploie autant d’efforts. Parmi les bonnes pratiques, elle a souhaité mettre en évidence que l’éducation en Finlande est toujours gratuite, incluant aussi les repas ainsi que le matériel. De plus, elle a parlé du respect qui existe à l’égard des autres idiomes parlés dans le pays : concrètement, cela se traduit par la possibilité offerte aux parents de choisir entre des écoles finnoises ou suédoises. Enfin, elle a partagé quelques bonnes pratiques liées à l’éducation des migrants.

L’événement s’est terminé par quelques questions et par la remise des documents.